Un entrepreneur individuel confronté à la perte de son client principal
Robert, un homme de 45 ans, a bâti sa carrière en tant que travailleur autonome dans le secteur de l’entretien de machineries. Malheureusement, la perte soudaine de son plus grand client a plongé son entreprise dans une crise financière majeure.
Accablé par la dette
En tentant de maintenir son activité, Robert s’est vite retrouvé dans une spiral de dettes. Au fil du temps, ses finances se sont détériorées, et il a commencé à accumuler des soldes impayés sur ses cartes de crédit. De plus, un prêt personnel et des arriérés concernant les taxes de vente aux deux niveaux de gouvernement se sont ajoutés à ses préoccupations financières. Au total, il se retrouve avec une dette de 45 000 $, une situation qu’il ne peut ignorer.
Parcours vers un nouvel emploi
Après de nombreux efforts pour relancer son activité sans succès, Robert a finalement décroché un emploi salarié. Actuellement, il travaille comme manœuvre dans le secteur de la construction, un poste bien rémunéré qui lui permet de gagner 4 000 $ net par mois. Cependant, cette somme ne suffit pas à couvrir ses obligations financières et son coût de la vie. Avec des dépenses mensuelles s’élevant à 3 500 $, il lutte pour joindre les deux bouts.
Le poids des dépenses fixes
Robert est particulièrement préoccupé par les frais associés à son véhicule, indispensable pour rejoindre son lieu de travail éloigné. Avec l’absence de transports en commun disponibles dans sa région, il est contraint de parcourir de longues distances, entraînant des dépenses considérables en carburant et en entretien, en plus des repas sur la route. Ce besoin constant de mobilité accentue sa précarité financière, le plongeant dans un état de découragement face à sa capacité de rembourser sa dette.
À la recherche de solutions
Pour faire face à cette situation difficile, Robert a consulté des spécialistes en insolvabilité pour explorer ses options. Il souhaite impérativement éviter la faillite et espère trouver une solution qui lui permettrait de conserver son bien le plus précieux : son véhicule. Selon Pierre Fortin, expert en gestion financière, plusieurs alternatives s’offrent à lui, notamment la faillite ou la proposition de consommateur.
Les enjeux de l’insolvabilité
Robert doit tenir compte de divers critères pour faire un choix éclairé. Un aspect indéniable concerne la possibilité de garder sa voiture, ce qui est réalisable dans certaines situations selon la législation, notamment lorsque le transport public n’est pas une option viable. De plus, pour une éventuelle faillite, les versements mensuels seraient évalués à 450 $, et cette période de remboursement s’étirerait sur 21 mois, totalisant environ 9 400 $. En revanche, une proposition de consommateur exigerait des paiements mensuels de 300 $ étalés sur 60 mois, pour un montant global de 18 000 $.
Optant pour une solution positive
Bien que le montant total à rembourser soit plus élevé dans le cadre de la proposition de consommateur, Robert est soulagé de savoir qu’il peut éviter la déclaration de faillite. Ce choix lui offre la possibilité d’établir un plan de remboursement fixe, sans intérêts, et de le régler par anticipation s’il dispose de fonds supplémentaires à l’avenir. Grâce à cette décision, il commence à envisager l’avenir avec une note d’optimisme.
Conseils pour les travailleurs en difficulté
Les créanciers, bien qu’angoissés à l’idée de perdre de l’argent, savent que des compromis sont parfois nécessaires. Cela signifie qu’en présentant une proposition de consommateur, le syndic doit proposer un montant suffisamment avantageux pour séduire les créanciers, tout en demeurant réalisable pour la personne concernée. Généralement, si le syndic juge que la proposition est raisonnable et qu’aucun élément nuisible n’existe dans le dossier de la personne, les créanciers ont tendance à privilégier cette option plutôt que la faillite. Notons enfin qu’au Québec, le nombre de faillites a diminué de moitié au cours des cinq dernières années, tandis que les propositions de consommateur constituent maintenant 70 % des cas d’insolvabilité rencontrés.
