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Budget en Huis Clos : Des élus de Québec solidaire suivis même aux toilettes

L’atmosphère de tension à l’Assemblée nationale lors de la réunion budgétaire a pris une tournure inattendue lorsque des députés de Québec solidaire ont rapporté avoir été suivis par des agents de la police jusqu’aux toilettes. Cette situation déconcertante soulève des préoccupations quant à la liberté d’action des élus de l’opposition face à ce qu’ils qualifient de surveillance intrusive.

Des épisodes troublants

Les députés Vincent Marissal et Alejandra Zaga Mendez ont partagé leur indignation après avoir été escortés par des policiers en uniforme lors de leurs déplacements au sein de l’Assemblée. Marissal a exprimé sa perplexité face à cette situation, pointant du doigt ce qu’il considère comme une « police politique » visant à surveiller les membres de l’opposition. Il a décrit des moments où les agents de la Sûreté du Québec les ont suivis dans l’espace restreint où se trouvaient journalistes et acteurs de la société civile.

Un traitement indésirable

Vincent Marissal a souligné un incident particulièrement choquant lorsqu’un policier lui a demandé d’attendre à l’extérieur des toilettes, car un autre député de l’opposition, Frédéric Beauchemin, s’y trouvait déjà. Cette situation a provoqué une réaction moqueuse de sa part, remettant en question les motivations derrière une telle décision. Selon lui, l’idée que deux députés de l’opposition ne puissent pas coexister dans un tel espace laisse perplexe et soulève des questions sur la confiance accordée aux élus.

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Restrictions d’accès

Le huis clos du budget, où traditionnellement les partis d’opposition et les représentants de la société civile pouvaient accéder, a connu des modifications significatives dans son organisation. Autrefois, ces élus pouvaient interagir librement avec les journalistes et les fonctionnaires du ministère des Finances. Cependant, depuis la pandémie, le nombre de personnes autorisées à entrer dans la salle a été considérablement réduit, créant ainsi un climat d’exclusion pour les oppositions.

Un appel à la révision des pratiques

Le Parti libéral du Québec a également dénoncé ces nouvelles restrictions, mettant en lumière qu’auparavant, des échanges ouverts et sans contraintes avaient lieu pendant de telles séances. Une porte-parole de l’opposition a souligné que le gouvernement devrait envisager de revenir à une approche plus collaborative, permettant aux membres de la représentation oppostionnelle d’accomplir leur travail efficacement.

Un constat mitigé

Le député péquiste Pascal Paradis, quant à lui, a affirmé ne pas avoir ressenti de pression excessive durant la séance. Toutefois, il a reconnu que son expérience était très récente, se limitant à sa première participation à une réunion budgétaire, ce qui rend difficile toute évaluation comparative à ce stade.