Transfert de femmes enceintes : Une situation préoccupante à Sept-Îles
La députée Kateri Champagne Jourdain a exprimé des inquiétudes bruyantes concernant le récent transfert de femmes enceintes en fin de grossesse de Sept-Îles vers Baie-Comeau, survenu récemment. Elle a déclaré, « nous avons examiné toutes les alternatives possible pour éviter une telle situation. »
Une marche pour les droits des femmes
La députée de Duplessis, également ministre de l’Emploi, participait à un événement marquant la Journée internationale des droits des femmes lorsque cette problématique a été mise en lumière. C’est dans le cadre d’une marche organisée dans la ville que les préoccupations concernant les soins médicaux pour les futures mères ont été soulignées, créant une atmosphère de solidarité face aux défis rencontrés.
Transfert nécessaire malgré les efforts
Le matin du transfert, un autobus a été escorté par une ambulance, transportant plusieurs femmes enceintes considérées comme à risque. Ce transfert a été recommandé par le CISSS en raison de l’absence de gynécologues à Sept-Îles, du 8 au 14 mars. Ce manque de ressources a conduit à une décision difficile, justifiée par la nécessité d’assurer des soins adéquats aux patientes.
Témoignages personnels et préoccupations
Kateri Champagne Jourdain a rappelé son propre vécu, ayant accouché à l’hôpital de Sept-Îles et ayant été témoin de complications graves. Elle a partagé son inquiétude pour les femmes qui se trouvent dans des situations similaires. Avec une expérience personnelle de la maternité, elle a souligné l’importance d’un système de santé accessible et fiable, surtout en ce qui concerne les soins gynécologiques dans sa région.
Contrôle des options avant la décision
La députée a mené des vérifications du dossier et a suivi le traitement de la situation tout au long de la semaine. Elle a affirmé : « Je m’assure que toutes les options disponibles ont été examinées afin de ne pas avoir à déplacer nos patientes. » Malgré ses efforts et ceux de son équipe, ils n’ont pas pu trouver de gynécologue pour pallier à cette période de dénuement.
Recrutement de gynécologues : Un défi persistant
Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a mentionné la disponibilité de huit gynécologues d’autres régions pour intervenir en cas de besoin, mais cela n’a pas changé la réalité sur le terrain. Champagne Jourdain a fait écho à ces préoccupations, indiquant qu’il persiste des difficultés à recruter des spécialistes, notamment sur la Côte-Nord.
Nécessité d’une couverture permanente
La députée a insisté sur l’importance cruciale d’une couverture médicale continue sur la Côte-Nord, déclarant : « Il est inacceptable que de telles situations se reproduisent. Santé Québec doit renforcer ses efforts de recrutement afin d’assurer la présence de gynécologues tout au long de l’année. » Son appel a pour but de garantir que toutes les mères et futures mères aient accès à des soins adaptés, sans avoir à subir des déplacements longs et pénibles en périodes critiques.
Réactions locales et demande de réponses
Présent lors de la marche, le maire de Sept-Îles, Denis Miousse, a rapporté qu’il était toujours en attente d’une réponse de la part du ministre Dubé. Dernièrement, il avait fait parvenir une lettre exprimant sa ferme désapprobation face à cette situation qui voit des femmes enceintes transférées par autobus, soulignant ainsi les besoins pressants d’une attention particulière pour le secteur de la santé locale.
