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Jean-Luc Roberge intente une action en justice contre la STS et trois élus pour un montant de 525 000 $

L’ex-directeur général de la Société de transport du Saguenay (STS), Jean-Luc Roberge, a intenté une action en justice contre son ancien employeur, le directeur général actuel Frédéric Michel, ainsi que trois membres élus du conseil d’administration, pour un montant de 525 000 $. Cette action vise à dénoncer des abus de procédure ainsi qu’une atteinte à sa réputation.

M. Roberge a déposé sa plainte à la Cour supérieure au palais de justice de Chicoutimi. La poursuite s’inscrit dans le cadre d’une action en réponse à une précédente plainte faite par la STS contre lui. Cette dernière réclamait initialement plus de 84 000 $ pour des salaires impayés et l’usage inapproprié d’un véhicule de service, montant qui a depuis augmenté à environ 97 000 $.

Revendications de Roberge

Jean-Luc Roberge, qui a été renvoyé de son poste en mai 2022, conteste vigoureusement les accusations portées contre lui. Son avocat, Me Marius Ménard, soutient que la plainte de la STS constitue un abus de procédure puisque les faits en question ont déjà été discutés dans le cadre de procédures précédentes devant le Tribunal administratif du travail (TAT). Selon son avocat, la poursuite actuelle pourrait restreindre la capacité de Roberge à se défendre dû à la peur de nouvelles actions judiciaires et pourrait également nuire à sa réputation.

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Effets sur la réputation et l’intégrité

Dans la poursuite, il est allégué que les actions de la STS et des membres de son administration ont eu des répercussions significatives sur la santé physique et mentale de M. Roberge, entraînant également une atteinte notable à sa réputation publique. Depuis son licenciement, il déclare avoir éprouvé des difficultés à retrouver un emploi, ayant dépensé environ 30 000 $ en frais juridiques pour faire face à l’attaque judiciaire lancée contre lui.

Autres poursuites en cours

Outre cette action, Roberge fait face à une seconde poursuite de 200 000 $ de la part de la STS, qui résulte de nouvelles démarches judiciaires entamées à l’été 2023. De plus, cette affaire n’est pas sans rappeler le cas de Caroline Dion, l’ancienne greffière de Saguenay, qui a également contesté son congédiement en introduisant une action en justice de 600 000 $ contre la Ville de Saguenay en décembre dernier.

Un climat de tension

Ce climat de rivalité juridique soulève des inquiétudes quant à l’impact que ces poursuites peuvent avoir sur la dynamique au sein de la STS et sur la perception publique de ses dirigeants. La démarche de Roberge sert d’avertissement sur les risques associés à de telles procédures, notamment en ce qui concerne le témoignage des éventuels témoins qui pourraient être intimidés par la représentativité légale agressive des membres de l’organisation.

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Impacts sur l’emploi dans la région

Les retombées de cette situation dépassent la simple affaire individuelle. Elle met en lumière les réalités des employeurs et des employés au Québec, face à des litiges qui peuvent freiner des carrières et influencer le marché du travail. La difficulté de M. Roberge à se réinsérer sur le marché de l’emploi après son licenciement soulève des questions cruciales sur la protection des travailleurs et des approches mitigées envers des collaborateurs en conflit avec leur ancien employeur.