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La scierie de Rivière-aux-Rats clôt ses portes, laissant son avenir en suspens.

La fermeture imminente d’une scierie emblématique

Les rumeurs entourant la fermeture de la scierie de Rivière-aux-Rats se sont intensifiées, alors que l’employeur a confirmé qu’elle serait fermée pour une période indéfinie, dès les jours suivants, une fois l’inventaire de bois épuisé. La communauté locale et les employés expriment leurs craintes face à cette nouvelle qui survient dans un contexte déjà délicat pour l’industrie.

Des inquiétudes croissantes depuis l’été dernier

Depuis le mois d’août 2024, des voix se sont élevées concernant l’avenir de la scierie. Un point presse a été organisé le 12 septembre dernier pour alerter l’opinion publique et les médias, alors que la scierie était déjà en grande difficulté. Les licenciements avaient été annoncés quelques mois plus tard, en décembre, laissant seulement un tiers des employés initialement en service. Cette situation a mis dans une position précaire les travailleurs qui s’interrogent sans cesse sur la pérennité de leur emploi.

L’absence de clarté de l’employeur

Herman Martel, vice-président du syndicat des employés de la scierie, a exprimé une frustration grandissante. Les employés sont confrontés à une incertitude éternelle quant aux intentions de l’employeur. Alors que des discussions sur une éventuelle vente de l’usine à l’entreprise Arbec circulent, aucune confirmation n’a été donnée. Cette opacité complique encore plus le quotidien des travailleurs, qui demeurent dans le flou sur l’avenir de leur lieu de travail.

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L’impact des décisions des propriétaires

Produits forestiers Résolu, le propriétaire actuel de la scierie, a des liens avec des intérêts internationaux, notamment un homme d’affaires indonésien, Jackson Wijaya. Ce dernier a récemment réduit de 26 % sa garantie d’approvisionnement en bois, ce qui soulève des questions sur la capacité de l’entreprise à fonctionner efficacement. Sa position dans le secteur, en tant que grand acteur, rend la situation encore plus préoccupante pour les employés de Rivière-aux-Rats.

Un appel à l’action du gouvernement

François Enault, représentant de la Confédération des syndicats nationaux, souligne l’importance pour le gouvernement du Québec d’agir. Selon lui, il est crucial d’utiliser tous les moyens disponibles pour préserver les industries essentielles, comme celle de Rivière-aux-Rats. Il appelle également à favoriser une vision stratégique pour le secteur forestier afin d’assurer son développement futur.

Intervention nécessaire sur les garanties d’approvisionnement

Dominic Tourigny, vice-président d’une fédération syndicale, insiste sur le fait que sans une intervention du ministère des Forêts, il sera extrêmement difficile de rouvrir la scierie. Il affirme que les travailleurs ne devraient pas être sacrifiés au profit des intérêts commerciaux, et que le gouvernement doit prendre ses responsabilités en matière de gestion des ressources forestières.

Silence des autorités locales

Lors d’une rencontre avec des représentants locaux, le maire de La Tuque et la députée de la CAQ ont cherché à rassurer la communauté quant à l’avenir de la scierie. Pourtant, malgré leurs promesses, peu de progrès tangible se sont manifestés, laissant les employés et les syndicats dans l’incertitude. Pascal Bastarache, président d’un conseil central, a exprimé sa frustration face à cette situation prolongée, soulignant la nécessité d’une communication claire.

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Un soutien aux travailleurs en détresse

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) représente des milliers de travailleurs à travers le Québec, y compris ceux de l’industrie forestière. En cette période particulièrement difficile, le soutien aux travailleurs et à leurs familles est plus que jamais crucial. Leurs préoccupations ne concernent pas uniquement leur emploi, mais aussi la vitalité économique de leur région.