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Le Québec se démarque dans l’industrie de la mode.

La confection de vêtements au Québec a connu un renouveau intéressant ces dernières années, avec des entreprises locales s’illustrant par leur savoir-faire et leur capacité à s’adapter aux nouvelles tendances du marché. En particulier, des PME comme le Groupe Ranger, installée à Granby, et l’Atelier Véronique B à Bromont, se sont démarquées par leurs initiatives innovantes et leur engagement envers la production locale.

Un savoir-faire local à l’honneur

Le Groupe Ranger, actif depuis plus de quatre décennies, se spécialise dans la création de produits textiles variés, allant des sacs réutilisables aux maillots de bain. Cette PME se distingue en étant l’une des rares en Canada à concevoir des maillots de bain, sous la direction artistique de la styliste Geneviève Forgues. Ce choix de production locale répond à une demande croissante pour des articles de mode fabriqués ici, renforçant l’identité québécoise dans le secteur textile.

Atelier Véronique B : une vision unique du prêt-à-porter

Situé en pleine nature à Bromont, l’Atelier Véronique B propose une approche originale du prêt-à-porter en se concentrant sur des collections limitées, offrant ainsi des morceaux exclusifs. Ce type de production en petite série permet de maintenir une qualité élevée et de répondre à une clientèle en quête d’originalité. Le désir d’élargir la gamme de produits en intégrant des vêtements pour hommes témoigne d’une volonté de diversification et de réponse aux besoins du marché.

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Des défis liés à la main-d’œuvre

Malgré cette dynamique positive, les défis demeurent. Selon les gestionnaires du Groupe Ranger, la recherche de confectionneurs qualifiés s’apparente à trouver une aiguille dans une botte de foin. La main-d’œuvre qualifiée se raréfie, rendant difficile la croissance de certaines entreprises. Il est noté qu’une partie de la solution passe par le recours à un personnel de couturiers étrangers, qui apportent leurs compétences et leur savoir-faire.

Une industrie en pleine expansion grâce à la relocalisation

L’industrie de la mode au Québec, qui a perdu des milliers d’emplois dans les années 2000 à cause de la délocalisation de la production, observe un retournement de tendance. Les données indiquent qu’entre 2019 et 2022, environ 5 000 nouveaux postes ont été créés dans le secteur textile. La relocalisation est stimulée par des facteurs tels que l’engouement pour les produits locaux et la difficulté d’approvisionnement pour les petites entreprises. Ainsi, la production de vêtements est de nouveau ancrée sur le territoire, apportant avec elle des opportunités de formation et d’emploi.

Formation et qualification : des enjeux cruciaux

Le besoin accru de main-d’œuvre qualifiée a mis en évidence l’importance de la formation dans le secteur. Des programmes de formation dédiés à la mode et à la confection ont été mis en place, permettant de préparer les futurs couturiers aux exigences de l’industrie. Ces initiatives sont essentielles pour garantir une relève capable de soutenir la croissance de la confection au Québec.

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Les perspectives semblent prometteuses, avec une volonté accrue des entreprises de renforcer leur production locale tout en s’efforçant de surmonter les obstacles liés à la main-d’œuvre. L’avenir de la confection de vêtements au Québec apparaît ainsi plus que jamais lié à l’expertise locale et à la capacité d’adaptation des acteurs du secteur.