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Revenu Québec sous le feu des critiques pour avoir employé des moyens de saboter la grève.

Le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a initié des démarches juridiques pour contester les agissements de Revenu Québec, impliquant des accusations graves d’utilisation de briseurs de grève. Cette situation découle d’une grève partielle en cours depuis le 18 janvier par des employés de Revenu Québec, qui représentent environ 6000 professionnels.

### Une Grève Partielle en Cours

Les membres du SPGQ ont décidé d’adopter une grève partielle, restreignant leurs heures de travail aux jours de la semaine entre 8 h 15 et 16 h 45. Cette décision a été prise dans le cadre d’un long processus de négociation qui peine à aboutir. La convention collective des employés a expiré depuis le 31 mars 2024, sans qu’un nouvel accord ait été trouvé malgré de nombreuses discussions.

### Les Accusations de Briseur de Grève

Le syndicat accuse spécifiquement un membre non syndiqué du département des ressources humaines, en plus de trois de ses propres affiliés, d’avoir effectué des tâches normalement réservées aux employés en grève durant les heures de cette dernière. Le personnel visé aurait accédé aux systèmes informatiques pour réaliser des opérations qui auraient dû être arrêtées. Le SPGQ soutient que ces actions constituent une violation de la législation anti-briseur de grève en vigueur au Québec.

### L’Objet de la Demande au Tribunal Administratif du Travail

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Suite à ces violations présumées, le SPGQ a soumis une plainte au Tribunal administratif du travail (TAT). Le syndicat espère qu’une décision rapide sera rendue pour interdire aux personnes impliquées d’exercer leur travail pendant les périodes couvertes par la grève. L’enquête menée par un représentant du ministère du Travail a déjà révélé que certaines normes du Code du travail n’ont pas été respectées.

### Services Essentiels et Négociations

Il est à noter qu’une entente sur les services essentiels a été mise en place entre Revenu Québec et le syndicat durant la grève, mais les actions des employés cités ne respectent pas cet accord. La direction de Revenu Québec a précédemment remis en question la légitimité de la grève, ce qui a été réfuté par le tribunal.

### Rôle du Ministère des Finances

Les tensions persistent, et le président du SPGQ a noté que les directives de l’employeur semblent provenir directement du ministre des Finances, Eric Girard. Ce dernier pourrait être à l’origine de l’intransigeance de Revenu Québec sur les conditions de travail de ses employés.

### Impacts sur la Période Fiscale

Cette grève intervient à un moment critique, à savoir la période de déclaration des impôts, ce qui pourrait ralentir le traitement des dossiers et affecter le service aux contribuables. Le président du syndicat a exprimé que leur but initial était de résoudre la situation bien avant ce moment, mais l’absence d’avancées concrètes a poussé le syndicat à cette action.

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### La Sécurisation des Données et le Travail à Distance

Le SPGQ a également soulevé des préoccupations quant à la sécurité des données. Se connecter au réseau de Revenu Québec nécessite des étapes rigoureuses de validation, ce qui souligne que le personnel impliqué a manifestement délibérément contourné le processus en vigueur.

### Développement Légal et Projets de Loi

Parallèlement à ce conflit, un projet de loi proposé par le ministre du Travail vise à renforcer la réglementation concernant le droit de grève, ce qui suscite une autre couche de frustration chez les syndicats, notamment le SPGQ. Ces derniers ont exprimé leur opposition au projet, prévoyant qu’il pourrait restreindre davantage les droits des travailleurs en matière de grève.

### Situation Syndicale

Avec près de 35 000 membres, le SPGQ se bat pour des droits qui garantissent une protection adéquate et une augmentation de salaire conforme à l’indexation des prix pour son personnel. Le climat actuel concernant le droit de grève et les modalités de négociations collectives crée une atmosphère tendue pour les professionnels du gouvernement, faisant écho à des problématiques plus larges dans le secteur public.