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« Un chemin semé d’embûches : des réfugiées ukrainiennes maîtrisent le français, mais rencontrent des obstacles à leur intégration au Québec »

C’est un chemin semé d’embûches pour les réfugiés ukrainiens qui arrivent au Québec, et la quête d’intégration est particulièrement ardue pour certaines d’entre elles. Deux sœurs ukrainiennes, Oleksandra et Yuliia, témoignent des défis auxquels elles sont confrontées, notamment en matière d’éducation et d’emploi, malgré leurs capacités linguistiques impressionnantes.

### La difficulté de l’intégration

Pour Oleksandra, le poids émotionnel de la situation reste lourd. « C’est très éprouvant mentalement. Nous avons de la famille et des amis qui sont restés en Ukraine », partage-t-elle. En dépit de leur maîtrise de plusieurs langues, dont le français, l’anglais, le russe, l’ukrainien et le polonais, les sœurs trouvent qu’intégrer la communauté montréalaise nécessite un effort considérable.

### Aspiration à poursuivre des études

Oleksandra a terminé ses études secondaires et ambitionne de poursuivre sa scolarité dans le domaine de l’architecture. Néanmoins, trouver un collège qui l’accepte s’avère être une tâche ardue. Elle exprime sa frustration face aux refus qu’elle a subis pour des places à temps plein. « Je m’efforce de continuer mon éducation, mais c’est très compliqué », déclare-t-elle.

### Les défis linguistiques

L’adaptation à un nouvel environnement linguistique représente un obstacle majeur pour ces jeunes femmes. Bien qu’elles aient suivi des cours de français en Ukraine, saisir les nuances de l’accent québécois et des expressions locales exige beaucoup d’efforts. « C’est déroutant de comprendre le français parlé ici », avoue Oleksandra, soulignant la complexité de se faire comprendre et de comprendre les autres.

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### La recherche d’un emploi

En parallèle de leurs études, les sœurs désirent accéder à un emploi à temps partiel pour subvenir à leurs besoins. Cependant, les opportunités semblent limitées. Oleksandra mentionne ses difficultés à décrocher un poste, ce qui renforce son sentiment de désarroi et met en évidence le défi d’intégrer le marché du travail pour les nouveaux arrivants, même pour ceux avec des compétences variées.

### Une volonté de rester au Québec

Malgré les répercussions de la guerre dans leur pays d’origine, Yuliia exprime son souhait de rester au Québec pour l’instant. La situation incertaine en Ukraine la pousse à privilégier la stabilité que la province canadienne peut offrir. « Ici, je peux me projeter, même si l’avenir est flou », confie-t-elle, faisant écho à l’inquiétude partagée par de nombreux réfugiés.

### Conclusion non formulée

Le parcours d’intégration des réfugiés ukrainiens au Québec, bien que parsemé de défis, est marqué par une résilience palpable. Les deux sœurs sont déterminées à surmonter les obstacles, mais elles sont conscientes que le chemin vers une intégration réussie est long et semé d’embûches.