Actualité

L’administration Marchand sous le feu des critiques pour le licenciement de ses sauveteurs.

Les répercussions des licenciements temporaires à Québec

Récemment, la Ville de Québec a initié des licenciements temporaires touchant les membres du Syndicat du personnel aquatique, ce qui a suscité de vives critiques de la part des syndicats et des employés concernés. Les 570 membres de cette section locale ont reçu un avis de licenciement le 19 février, en pleine période de conflits avec les cols bleus municipaux, entraînant une suspension des activités dans de nombreux lieux de loisirs de la ville.

Un impact direct sur l’emploi

La décision d’interrompre les activités des arénas, centres sportifs et piscines a résulté en un chômage temporaire pour de nombreux employés. Environ 295 personnes, qui avaient des quarts de travail prévus, se trouvent désormais sans emploi en raison de cette fermeture généralisée. Les représentants syndicaux affirment que cette stratégie de l’administration municipale n’est pas justifiée et souligne que la ville aurait pu choisir d’atténuer les effets négatifs sur ses employés et sur les citoyens.

La responsabilité de l’administration municipale

Le Syndicat du personnel aquatique attribue la fermeture totale de ces installations à des décisions unilatérales prises par les autorités municipales. Il rappelle qu’au cours de précédentes grèves des cols bleus, certaines installations sont restées ouvertes, suggérant ainsi que cette décision relève davantage d’une volonté de pression sur le syndicat plutôt que d’une nécessité dictée par le conflit en cours.

A lire :  Groupe Métaux Canada : Annonce de mesures face aux menaces de tarifs douaniers américains sur l'industrie de l'acier BROSSARD, Québec, 24 février 2025 (GLOBE NEWSWIRE) - MPG Canada et ses filiales, Ivaco Rolling Mills, prennent des dispositions importantes...

Soutien aux cols bleus et appels à la négociation

Malgré ces difficultés, le Syndicat du personnel aquatique a exprimé sa solidarité envers les cols bleus qui réclament de meilleures conditions de travail. Frédérique Garneau, présidente du syndicat, a souligné l’importance de trouver un terrain d’entente à la table des négociations, exhortant l’administration à résoudre le conflit au plus vite. Pendant ce temps, les employés mis à pied temporairement bénéficieront d’une rémunération due à un fonds de grève, atténuant quelque peu l’impact financier de cette crise.

Perturbation des horaires de travail

Au-delà des licenciements temporaires, d’autres employés au sein de la municipalité ont vu leurs horaires de travail réduits, affectant au total environ 900 travailleurs du secteur des loisirs. Ces changements touchent divers postes, y compris ceux de moniteurs, sauveteurs et surveillants de parcs et patinoires, ce qui alimente l’inquiétude parmi les employés et leurs représentants syndicaux.

Le silence de l’administration

Malgré les tensions croissantes et les accusations formulées à l’encontre de l’administration Marchand, celle-ci n’a pas donné suite aux critiques formulées par les syndicats. Le bureau du maire a indiqué que les discussions sont en cours sans fournir d’éclaircissements sur les actions futures ou sur ses intentions concernant les revendications salariales des cols bleus, qui demandent une augmentation de plus de 30 %.

A lire :  Diminution des créations d'emplois au Québec

Ce climat de tensions entre l’administration municipale et les syndicats souligne des enjeux plus larges au sein de la fonction publique à Québec, faisant émerger des questions pressantes concernant la gestion des conflits de travail et le soutien des employeurs envers leurs employés.