Actualité

Dix-huit employés licenciés à Damabois, Cap-Chat

La récente décision de l’entreprise Damabois, implantée à Cap-Chat, a eu des répercussions tragiques sur l’emploi local avec la mise à pied de 18 employés. Ce choix difficile a été justifié par l’impact des mesures de protection du caribou, qui limitent l’accès de l’entreprise à des ressources forestières essentielles. Avec la pénurie de bois à proximité et l’absence de soutien financier de la part du gouvernement du Québec, la situation s’est détériorée.

### Fermeture de l’usine : Un coup dur pour la communauté

L’annonce a frappé de plein fouet les travailleurs de l’usine, qui ont appris leur situation au cours des derniers jours. Sans emploi pour une durée indéterminée, ces employés se retrouvent face à une incertitude qui touche non seulement leur situation personnelle, mais également celle de leurs familles. De plus, cette fermeture devrait engendrer des pertes d’emplois indirects, notamment dans les secteurs du transport et de l’aménagement forestier, exacerbant ainsi le défi économique de la région.

### Appels à l’action des autorités

L’entreprise a interpellé les autorités gouvernementales, y compris Maïté Blanchette-Vézina, ministre des Ressources naturelles et des Forêts, et François Legault, premier ministre, concernant l’avenir du secteur forestier en Gaspésie. Damabois exige une révision des politiques de protection du caribou et des mesures compensatoires pour les entreprises touchées, afin de garantir leur survie et leur viabilité.

A lire :  Mairie de Québec : Sam Hamad promet de réaliser un unique mandat, mais différemment.

### Répercussions des mesures de protection sur l’industrie

Depuis la mise en œuvre de mesures intérimaires pour protéger le caribou en 2019, l’accès aux ressources forestières s’est considérablement restreint pour Damabois. L’usine a dû se rendre loin pour s’approvisionner en bois, entraînant des coûts supplémentaires. Le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Guy Bernatchez, a précisé que l’entreprise a dû investir 10 millions de dollars supplémentaires pour son approvisionnement, ce qui met encore plus en évidence la pression financière accrue sur cette entité.

### Préoccupations pour l’avenir : Un appel à une réévaluation

Bernatchez s’inquiète pour les entreprises de la région, notamment celles opérant dans le secteur forestier, le récréotourisme et l’énergie éolienne, qui peuvent rencontrer des obstacles similaires à ceux de Damabois. Les chefs d’entreprises n’aspirent pas uniquement à des compensations financières, mais souhaitent également avoir la liberté d’exploiter leurs territoires, une liberté qu’ils estiment compromise par les mesures de protection en place.

### L’impact des investissements récents

Il est important de souligner qu’une somme de 30 millions de dollars a été récemment investie dans l’usine de Cap-Chat, visant à moderniser et à renforcer les capacités de production. Guy Bernatchez indique que l’objectif fondamental de l’entreprise est de pouvoir accéder à des ressources en bois, nécessaires pour son fonctionnement et sa rentabilité. Les inquiétudes grandissent alors que l’extension des zones de protection du caribou pose un obstacle majeur au développement économique de la région, rendant la perspective d’un avenir serein incertaine.

A lire :  Tarifs douaniers : Québec investit 8 millions $ pour diversifier ses marchés

### Une communauté en difficulté

Les signes d’un malaise croissant sont apparents, alors que la fermeture de l’usine met à jour des préoccupations plus larges concernant l’économie de la Haute-Gaspésie. Les communautés se sentent souvent mises à l’écart des décisions gouvernementales concernant la gestion des ressources naturelles et appellent à un dialogue plus constructif entre le secteur privé et les autorités pour trouver un équilibre entre la préservation de l’environnement et le développement local.