Actualité

Les paramédics expriment des préoccupations face à la charge de travail excessive.

Les paramédics de la région des Laurentides-Lanaudière sont confrontés à une situation alarmante en matière de surcharge de travail, exacerbée par un manque flagrant d’ambulances. L’urgence de la situation pousse le syndicat à appeler le gouvernement provincial à intervenir rapidement pour améliorer les conditions de travail des intervenants.

Sous-effectif et promesses non tenues

Le président du syndicat des paramédics, Danny Leggo-Beaudoin, a exprimé son mécontentement face à l’absence de progrès concernant l’annonce faite par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Il y a plus d’un an, le gouvernement avait promis l’ajout de 13 000 heures de service pour la région, une mesure qui reste à ce jour sans effet réel.

Les raisons de ce blocage sont bien précises : les heures supplémentaires prévues sont paralysées par l’absence de permis délivrés par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS). Cette situation est aggravée par un problème de gestion des civières à l’hôpital de Saint-Eustache, où les ambulances sont souvent immobilisées, rendant ainsi les véhicules d’urgence indisponibles lorsque les appels se font pressants.

Pression accrue sur le terrain

Les conséquences de cette crise se font sentir au quotidien pour les paramédics qui voient leur charge de travail grimper. La surcharge entraîne des pauses repas réduites, des heures de travail prolongées et vantent des situations de stress croissant. Les urgences s’accumulent, mais le nombre de véhicules opérationnels paralysent l’efficacité de leur réponse.

A lire :  La CAQ s'engage à investir 20 M$ pour soutenir les entreprises face à l'incertitude : remboursement jusqu'à 85 % des coûts de formation de moins d'un an.

Malgré des engagements de la part du ministère pour que de nouveaux véhicules soient ajoutés au parc ambulancier, les effectifs restent inchangés sur le terrain. Cela crée une asymétrie inquiétante entre les besoins croissants des patients et les ressources disponibles pour y répondre.

Appel à des changements immédiats

Le syndicat, qui se trouve actuellement en négociation pour sa convention collective, formule également des recommandations claires au ministère : il est impératif que les hôpitaux facilitent la circulation des ambulances pour qu’elles soient rapidement disponibles et puissent répondre aux urgences. Cette réorganisation est essentielle pour alléger la pression sur les équipes paramédicales et garantir la sécurité des patients.

La situation actuelle est critique, et une action rapide s’avère incontournable pour assurer le bon fonctionnement des services d’ambulance dans la région. Les paramédics espèrent que ces préoccupations seront enfin prises en compte par les autorités compétentes.