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Sunwing à YQB : Plaidoyer pour la pérennité d’une des meilleures bases, mais sous une autre forme.

Des professionnels de l’aviation à Québec en garde

Récemment, les pilotes et agents de bord de Sunwing Airlines qui opèrent depuis l’Aéroport international Jean-Lesage (YQB) se sont réunis pour exprimer leur inquiétude face à la décision de WestJet Airlines, leur employeur, de fermer cette base. Actuellement, près d’une centaine de professionnels travaillent à YQB, un site qui a pris de l’importance au fil des ans en tant que point stratégique pour la compagnie.

Des choix difficiles pour le personnel

Suite à cette annonce, les employés se retrouvent confrontés à plusieurs alternatives compliquées : déménager vers d’autres villes comme Montréal, Toronto, Régina ou Calgary, faire le trajet vers leurs lieux de travail ou envisager de changer d’employeur. La situation est délicate pour de nombreux agents de bord et pilotes, qui ont souvent choisi de s’installer à Québec pour des raisons personnelles et familiales.

Jean Fiset, un commandant de bord ayant près de deux décennies d’expérience au sein de Sunwing, a vu cette base évoluer depuis son inauguration avec seulement trois pilotes. Son engagement envers cette localisation est palpable, et il fait part de la fierté collective du personnel à l’idée que Québec soit devenue un centre opérationnel réputé, capable d’attirer et de conserver des talents.

Une acquisition problématique

L’année dernière, WestJet a acquis Sunwing Airlines, entraînant une réorganisation des opérations. La décision de fermer la base de YQB, ainsi que celles d’autres villes, est justifiée par une évaluation jugée insuffisante de la demande de vols estivaux. Cette évaluation soulève des préoccupations quant à la stratégie commerciale à long terme de la compagnie et à son impact sur le marché local.

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Malgré une certaine clarté concernant les réaffectations vers Montréal, le manque de communication de la direction est troublant. Les employés ont exprimé leur frustration face à l’absence de réponse à leurs préoccupations et leur intention de continuer à travailler au sein de la compagnie.

Les émotions à fleur de peau

Les employés manifestent une certaine appréhension quant à l’avenir, et leurs témoignages révèlent des conséquences qui vont au-delà du simple emploi. Beaucoup d’entre eux évoquent les répercussions sur leurs familles et l’incertitude qui pèse sur leurs projets personnels. La décision de fermer la base a aussi conduit certains à quitter l’entreprise, notamment parmi les agents de bord, entraînant une perte potentielle de compétences précieuses pour l’équipe.

Des tentatives de dialogue

Les employés ont essayé à plusieurs reprises d’engager un dialogue avec la direction pour explorer des solutions qui pourraient permettre de maintenir la base à Québec ouverte. Le manque de réponses a accentué le sentiment de désespoir et de frustration. Dominique Côté, directrice de vol et agente de bord, souligne que les employés sont prêts à collaborer et à trouver des solutions, mais ils se heurtent à un mur.

Un avenir incertain

Malgré les défis, les représentants des pilotes estiment que la base de Québec est cruciale pour maintenir un niveau de service compétitif. La capacité à gérer des situations imprévues, comme des problèmes mécaniques ou des questions d’effectifs, est renforcée par une équipe locale. Pendant les vacances 2023-2024, plusieurs milliers de passagers ont été transportés depuis YQB, soulignant l’importance de cette base pour la compagnie.

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Si le plan de WestJet est de relocaliser les opérations, les conséquences sur le service et la satisfaction des clients sont à considérer, car la qualité pourrait être compromise en raison de la distance. La date officielle de la fermeture de la base n’est pas encore déterminée, laissant planer un tel avenir incertain au sein de cette communauté d’appartenance professionnelle.